Web 2.0 ne révolutionne pas que l'Internet et la façon dont nous l'utilisons. L'infrastructure informatique en est elle-même transformée pour satisfaire aux demandes grandissantes en matière de bandes passantes et stockage informatiques, à la croissance énorme des médias enrichis en ligne et à l'explosion du contenu généré de façon dynamique.
Il en résulte des défis de taille pour les fournisseurs de services TI, indique
Rich Friedrich, directeur des systèmes d'entreprise et laboratoires de stockage de HP.
« Web 2.0 donnera du fil à retordre au niveau de l'arrière-plan », précise Friedrich, qui explique certains des défis représentés par Web 2.0 dans son discours d'ouverture de l'
IEEE International Conference on Autonomic Computing qui sera tenue cette semaine. « Les implications à l'arrière-plan seront aussi importantes qu'à l'arrivée de l'internet dans les années 90. »
L'un des principaux défis sera au niveau des dynamiques relatives à la création du contenu. Par le passé, les propriétaires de sites contrôlaient généralement le contenu de leurs pages; non seulement le texte, les images et l'aspect général du contenu, mais qui pouvait les créer, quand et où ils apparaîtraient, et comment ils seraient organisés.
Tout cela a bien changé. Les utilisateurs téléversent leurs propres images, vidéos ou autres types de contenu vers des sites tels que
MySpace 
et
YouTube 
. Sur
del.icio.us 
et autres sites de mise en signet communautaire, les utilisateurs sélectionnent le contenu de manière à déterminer eux-même la façon dont il sera organisé. La croissance des applications composites (mashups), qui combinent et réorganisent les données et services de sites hétérogènes, signifie que les propriétaires de contenu n'ont plus aucun contrôle sur leurs propres données ou même la performance de leurs propres sites Web.
« Désormais, tout ce matériel vit à l'extérieur de l'entreprise et cela comporte d'énormes implications pour l'infrastructure informatique », ajoute Friedrich. « La demande pour les bandes passantes, le calcul informatisé et le stockage s'en verra décuplée et nous devrons gérer le tout de façon extensible, prévisible et sécuritaire. »
Au cours de sa conférence « Self-managing Data Centers: The Information Engine for Next Generation Internet Applications », Friedrich discutera du rôle essentiel que continuera de jouer l'
automatisation dans la gestion d'arrière-plan.
Cela peut comprendre l'ajustement dynamique des charges de travail afin de satisfaire aux demandes changeantes, au contrôle de la conformité aux réglementations gouvernementales ou aux politiques d'entreprise, à la gestion des mécanismes de protection de la sécurité, à la gestion de l'accès aux renseignements et plus encore.
L'automatisation pourrait avoir des implications énormes sur les coûts et l'efficacité du centre de données. Par exemple, le travail de HP Labs quant à l'automatisation de l'alimentation et du refroidissement, mise en marché par HP sous le nom de Dynamic Smart Cooling, offre la possibilité de réduire la consommation électrique dans les centres de données de 25 à 40 pour cent. Si on applique cette réduction à 10 000 centres de données à l'échelle mondiale, les chercheurs estiment des économies d'énergie suffisantes pour alimenter en électricité quatre millions de foyers américains.
La création dynamique et la mise en œuvre de nouveaux services constituent un défi TI particulier, précise Friedrich. La
virtualisation joue un rôle crucial puisqu'elle peut créer une réserve servant à maximiser l'utilisation de l'infrastructure, ce qui s'avère essentiel lorsque vous ne pouvez prévoir la demande, tout en permettant d'isoler les applications individuelles et fournir une protection contre les menaces à la sécurité et les défaillances logicielles ou matérielles.
« Ce que nous tentons de faire, c'est créer un ensemble de services virtuels qui pourra être mis en commun. Nous partageons le matériel par le biais de la virtualisation; nous souhaitons maintenant en faire de même avec les applications°», dit-il. « Vous n'associez pas des applications spécifiques à un système particulier. Il est donc plus facile de le déplacer. »
Le but ultime, selon Friedrich, est l'autogestion des centres de données.
« Le centre de données de 2012 sera tout aussi différent des centres de données actuels que ces derniers le sont des centres datant d’avant l’arrivée de l’Internet », indique-t-il. « Les chercheurs de HP Labs aspirent à trouver des technologies de pointe permettant d'offrir les infrastructures peu coûteuses, flexibles et prévisibles dont auront besoin les entreprises pour gérer les demandes à venir. »
Friedrich est l'un des nombreux présentateurs de HP Labs à la conférence tenue du 11 au 15 juin à Jacksonville, Floride. Kumar Goswami, qui est à la tête de la division des utilitaires d'infrastructure de HP Labs, est le coprésident du programme et prendra la parole lors de la session d'ouverture. Dejan Milojicic présidera la photoprésentation et le panel « Autonomic Computing: a Panacea or a Replacement ».
Parmi les autres articles et présentateurs de HP Labs, on compte :
ArticlesSLA Decomposition: Translating Service Level Objectives to System Level Thresholds, (une version similaire de cet article apparaît sous forme de rapport technique de HP Labs,
HPL-2007-17) Yuan Chen, Subu Iyer, Xue Liu, Dejan Milojicic, Akhil Sahai (HP Labs)
A Regression-Based Analytic Model for Dynamic Resource Provisioning of Multi-Tier Applications, Qi Zhang (College of William and Mary), Lucy Cherkasova (HP Labs), Evgenia Smirni (College of William and Mary)
PrésentateursPrato: Databases on Demand, Soila Pertet, Priya Narasimhan (Carnegie Mellon University), John Wilkes, Jay Wylie (HP Labs)
ExpositionsAdaptive HP Infrastructure for SAP, Sven Graupner
(HP Labs/SAP Research)
SLA Decomposition: Translating Service Level Objectives to System Level Thresholds, Yuan Chen (HP Labs)