Q. Êtes-vous préparé pour les Jeux ?
Oui, je suis super préparé. C’est vraiment la dernière ligne droite. On est en train de faire le réglage sur certains coups techniques et d’appliquer ça sur les situations de match. J’ai un très bon niveau en ce moment.
Q. Au delà de l’effort physique, comment est-ce que vous vous armez psychologiquement pour gagner ?
Je fais un travail avec un coach mental, un préparateur mental, avec lequel on travaille sur la concentration, tout ce qui est motivation, respiration, visualisation de son adversaire, préparation des matches avec la vidéo. On fait un gros travail depuis plusieurs années pour que j’arrive avec un mental très fort et tant avant que pendant les compétitions.
Q. Qu'est-ce qui vous donne de la force moralement?
Je suis très attaché à mon entourage comme ma famille qui est présente et il y a des gens qui sont importants pour moi qui sont autour de moi pour la préparation et pour la compétition. Sur le plan moral, cela rajoute une motivation supplémentaire.
Q. Vous visez une médaille d’or à Pékin. Que redoutez-vous le plus ?
Un niveau de jeu qui est très serré avec les meilleurs joueurs mondiaux. Et, les joueurs que je redoute d’abord sont asiatiques, les chinois et coréens ; ensuite il y a des joueurs européens très forts, notamment de Slovaquie, de l’Allemagne, d’Autriche. Je suis également très vigilant à quelques joueurs issus des pays où il y a un gros développement du tennis de table comme l’Argentine et le Brésil.
Q. Quel est votre sentiment sur le fait de jouer du tennis de table en Chine ?
Aujourd’hui, le tennis de table est complètement dominé par la Chine qui est très forte, qui a environ 200 millions de joueurs. Jouer contre les Chinois dans une ambiance qui va être très patriotique et très orientée sur le soutien de leurs athlètes qu’on craint à peu près tous, cela va être très dur à gérer. Il faudra rester très concentré et ne pas tomber dans le piège de déconcentration.
Q. Vous êtes champion en tennis de table handisport et vous travaillez aussi ? Comment est-ce possible ?
La plupart des joueurs sont complètement dédiés à leur sport. Moi, j’ai un contrat avec HP où je travaille à 60 % dans l’année. En général, j’arrive à planifier ma saison avec l’équipe avec laquelle je travaille et avec mon manager en respectant le calendrier sportif. Pour les JO de Pékin, en septembre, on m’a permis de me consacrer totalement à l’entraînement depuis fin mars, tout en continuant à recevoir mon salaire intégral.
Je n’ai jamais eu des conditions aussi favorables avec HP. Je suis complètement focalisé sur l’objectif sportif. C’est la première fois dans ma carrière sportive et professionnelle que je peux me consacrer à 100 % aux préparations.